La CIIA soutient la transparence dans le négoce de contrats à terme de produits agricoles
La CIIA soutient la transparence dans le négoce de contrats à terme de produits agricoles
Ces dernières années, plusieurs fonds américains de placement financier ont investi dans les matières premières agricoles sans avoir un lien clair avec le secteur. De plus, un nombre très réduit de fonds spéculatifs indiciels contrôlent de fait plus de 90% des contrats à terme échangés. Ils ont pu, ainsi, fausser les marchés des produits de base.
Les entreprises de première transformation du secteur agroalimentaires (alimentation animale, huilerie, malterie, meunerie, sucrerie…) sont particulièrement sensibles à la volatilité des prix de céréales, oléagineux et sous-produits. Pour se protéger des fluctuations excessives et pour fixer leurs prix de vente pour leur clients, elles sont parmi les principaux utilisateurs des marchés dérivés agricoles, y compris les contrats à terme négociés en bourse ainsi que des contrats de gré à gré. Mais, lorsque les marchés à terme ne reflètent pas clairement l’équilibre de l’offre réelle et de la demande ou deviennent trop volatiles, les effets en sont insupportables pour tous, y compris pour le consommateur final qui en subit les conséquences.
Dans la perspective du prochain G20, le gouvernement américain prépare une nouvelle loi qui pourrait limiter l’influence de ces fonds en encadrant les limites de position pour les nouveaux contrats à terme et des swaps de matières premières physiques.
La Commission Internationale des Industries Agricoles et Alimentaires (CIIA) soutient l’approche proposée par la Commodities Futures Trading Commission (CFTC) de se référer aux limites de position et d’échanges qui étaient respectées depuis des décennies et assuraient un marché stable pour les utilisateurs finaux de bonne foi et pour leurs homologues contrepartistes.
La Commission Internationale des Industries Agricoles et Alimentaires (CIIA) recommande aux bourses de commerce qui traitent les produits agricoles :
- le maintien des limites actuelles de position mensuelle au comptant pour les produits agricoles,
- le maintien des limites historiques sur une base permanente en dehors des mois de cotation au comptant,
- la réduction significative des “conditional spot month position limits” qui devraient être exceptionnelles du fait qu’elles favorisent la spéculation sur les marchés sensibles,
- la mise en place de procédure de « reporting » permettant d’identifier les investisseurs individuels et de déterminer s’ils sont exonérés des obligations de couverture en toute bonne foi.






















